Nous avons coutume de lire dans les différents magazines que nous devons – absolument – prendre un copieux petit déjeuner, que nous devons –
absolument manger de la viande ou ne pas en manger, manger 5 fruits et légumes par jour, comme si la manière de nous nourrir pouvait être standardisée, sans tenir compte de nos activités (fort
différentes) et de nos natures (elles aussi fort différentes). Certains d’entre nous s’activent à l’extérieur tout la journée à des travaux plus ou moins difficiles. Ces activités nécessitent une
nourriture riche et généreuse. Les humains qui travaillent dans les champs, dans le bâtiment, ne peuvent se contenter de quelques queues de poireaux. Ceux qui se dépensent physiquement ne peuvent
se nourrir de la même manière que ceux qui travaillent assis à un bureau toute la journée. Devons nous penser que les articles ne sont destinés qu’à eux qui doivent ne pas surcharger leur
nourriture pour la simple raison qu’ils n’ont pas à dépenser suffisamment de leur corps ?
C’est un fait qu’une grande majorité d’entre nous travaillent en sédentaire, sans oxygéner, ni
actionner les muscles qui dépensent l’énergie. Cependant les nerfs, et le travail cérébral nécessitent eux aussi une attention particulière quand à la nourriture que nous ingérons. Car enfin nous
sommes ce que nous mangeons et nous devons magner ce dont nous avons besoin.
La nourriture va de pair avec le mode de vie. Il nous suffit de regarder les peuplades des terres extrêmes qui par saisons entières ne se
nourrissent que de viande séchées, ou de poissons, ou sont entièrement végétariens. Des populations entières vivent depuis la nuit des temps sans peser les glucides de leurs assiettes. Mais leur
mode de vie permet ces particularités culinaires.
Sous cet angle il n’est pas une bonne ou une mauvaise manière bonne pour tous, mais une bonne manière pour soi qui n’est pas forcement celle
bonne au voisin.
Car en plus de l’activité et du rythme de vie, nous devons tenir compte de nos natures profondes. Certains – brûlent – vite ce qu’ils mangent, d’autres sont lents. La nourriture et encore plus le
rythme des repas ne peuvent être les mêmes. Les corps lents à se réveiller seront lourds et indisposés d’un petit déjeuner pris trop tôt et trop copieux. Ceux qui ont de suite besoin du –
carburant - auront besoin de cet apport matinal.
Certaines natures ont besoin de viande, d’autres pas. Certains supportent mal les fruits. Tous les cas de figures sont envisageable et c’est
bien la raison pour laquelle il est incohérent de proposer une hygiène de vie qui serait valable pour tous. Systématiser, c’est mondialiser, uniformiser et nous faire entrer dans un système qui
si nous n’y - collons – pourra même nous faire culpabiliser, nous forcer à aller contre notre
nature.
La première règle à retenir est de ne pas forcer ni violenter la nature des choses. Puis impérativement de savoir quels sont nos besoins, les
attentes de notre organisme, qui d’ailleurs ne sont pas forcement les mêmes suivent les saisons, et les périodes de notre vie. Ainsi il n’est pas de bon ton de montrer du doigt ceux qui ne font
pas comme tout le monde, la tolérance passe par le respect des différents besoins et la connaissance des multitudes manifestations de la nature, autour de nous et en nous.
Sylvie