Rencontres

Jeudi 15 octobre 2009

Voilà le nom des sabots qui claquent sur le plancher, aux danses virevoltantes.

 

J’ai sous les yeux, chaque jour « ma » paire de « Bethmalais », des vrais, taillés dans la racine et non pas à la pointe collée. Avec eux j’ai dansé, la castagne et la traversée …


Mon enfance a croisé un des derniers sabotiers, M Catala, et je me souviens parfaitement bien de l’exposé que je devais faire sur « le sabotier ». Alliant, croquis, dessins, explications précises, j’y fut attentive et concentrée. C’est sans doute un des souvenirs qui marquait ma vie, pour toujours. Bien sûr il avait les machines, venues à l’ère industrielle agrandir son atelier, mais il savait toujours et si bien faire à l’ancienne. Il savait si bien faire qu’il a transmis cela à Pascal Jusot que nous pouvons toujours visiter, sabotier en activité à Bethmale.  Bien sûr le sabot régional, celui de cette vallée est fort particulier et porte haut sa légende, mais il est intéressant de croiser cette chaussure de bois sur tout le territoire gaulois, quasi de même tournure.

Les régions paysannes des sud, le nomme bien souvent « esclops », la Bretagne « boutoucoat », mais le nom résonne partout tout autant que son cliquetis chatoyant.

 

Avez-vous porté un de ces sabots de bois ? Engoncé dans une touffe de paille ou de la pantoufle on y est toujours très confortable. Danser ? Il est si joyeux de les faire claquer. Quand à ces grands pointus de nos vieilles montagnes, ils ne blessent pas le tibia, ils suivent la danse et leur semelle de bois courbe épouse les sols biaisés des pentes d’autrefois.

 

Dans l’antiquité il est question de « socques » et il y a fort à parier que la chaussure de bois apparue dès que l’homme su fabriquer les outils en métal. Les Gaulois déjà, maîtres dans la pratique du fer, ont du savoir au-delà des épées, faire ces outils, et tout autant les brides de cuir.

Le sabot est solide, facile à l’entretien, peu cher et très agréable à porter.






Quelques liens ;

 

http://www.cmonmetier.be/pano/sabotier_jusot.html

 

http://www.sabot-breton.com/index.html

 

http://membres.lycos.fr/lesabotier/

 


(Photos  : moi, 15 ans dansant la "Castagne" en costume de Balaguérougne
Autres photos sur les sites des sabotiers, sabots bethmalais et vue sur la vallée, du bois au sabot) )


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Dimanche 23 août 2009

Rencontre avec Charlotte Prudhomme

Union Régionale des Gîtes de France - Centre

Pôle de Formation au Tourisme Rural


http://www.gites-loirevalley-centre.com/



Les logos accompagnant les « Gîtes de France » font aujourd’hui partie du paysage touristique de France. Peut-il être considéré comme un « label », et depuis combien de temps existe-t-il ?

 

« Gîtes de France » est un label, mais également une marque. Le logo a bien sûr évolué en 50 ans, mais reste lisible pour tous (modernisation du graphisme mais pas de dissociation avec le précédent). Le premier gîte en France date de 1951, il fut créé dans les Alpes de Haute-Provence. Quatre ans plus tard naît la Fédération Nationale des Gîtes de France, avec 146 gîtes recensés.  Aujourd’hui, nous comptons quelques 56 000 structures réparties sur tout le territoire français (dont Guyane, Martinique et Guadeloupe). Il existe différents types d’hébergements, ciblant ainsi les besoins de chacun : gîte rural, chambre d’hôte, gîte d’étape, de séjour, d’enfant, campings.

 


 
Qu’est ce que l’URGF et quel est son rôle ?

 

L’Union Régionale des Gîtes de France (URGF) est l’association régionale regroupant les 6 départements de la région Centre. Nous avons plusieurs rôles : homogénéiser ou lancer des projets au niveau régional, échanger sur des idées lancées dans certains départements afin d’élargir leur champ d’application ou parler des difficultés rencontrées afin d’aboutir plus rapidement à des solutions efficaces. Nous sommes aussi une représentation des Gîtes de France au niveau de la Région et des différents groupements de cette échelle (FROTSI –Fédération Régionale des Offices de Tourisme et des Syndicats d’Initiatives, Comité Régional du Tourisme…). Le deuxième rôle de l’URGF est celui de formateur. En effet, une branche de l’URGF est entièrement consacrée à l’organisation de stages destinés à compléter les connaissances des  différents acteurs du tourisme dans la Région Centre, voire l’initiation à certains thèmes. Le Pôle de Formation au Tourisme Rural est donc prestataire de service auprès de la Région et de la FROTSI, depuis plusieurs années.

 




 
Pouvez- vous en quelques mots nous spécifier à quoi correspondent les différentes  appellations ?

 

- Gîtes ruraux

- Chambres d’hôtes

- Gîtes d’étapes et de séjour

- Gîtes d’enfants

- Prévert

 

GR : Le gîte est une maison ou location indépendante, à la semaine (le plus souvent du samedi au samedi - renouvelable) ou en court séjour à certaines périodes. Tout équipé, l’environnement y est de qualité, à la campagne, mer ou montagne.

 

CH : formule d’hébergement chez l’habitant, dans lequel le petit-déjeuner est inclus. Vous êtes accueilli au sein d’une famille, pour une nuit ou plus. Les  chambres d’hôtes peuvent aussi proposer la table d’hôte, durant laquelle vous goûterez à une cuisine du terroir avec la famille.

 

G étape : il est souvent situé à proximité d’un sentier de randonné, puisque destiné à accueillir des randonneurs, pour une durée souvent courte.

 

G séjour : ce type de structure est fait pour accueillir des familles, amis, groupes pour des occasions telles que réceptions, séminaires, week-end…

 

G enfants : les enfants sont accueillis pendant les vacances scolaires dans une famille dont la compétence a été reconnue par la DDJS (Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports).

 

Hôtellerie de plein-air Prévert : ces campings, parcs résidentiels de loisirs, villages vacances… doivent atteindre des critères de confort, d’équipement environnementaux, d’accueil, d’animation et de commercialisation établis par Gîtes de France. L’accueil doit être de qualité.

 





 
Il semble que nous assistions à de nouvelles formes de tourisme, que de nos jours les séjours de fassent moins loin et soient plus courts. Avez-vous ce sentiment, et en quoi vos structures d’accueil peuvent parfaitement répondre à ce genre de demande ?

 

Le tourisme est lié de près à l’économie, française et internationale. Mais ce secteur est aussi touché par les nouveaux modes de vie :urbain, ou plus généralement  plus stressant professionnellement. Nombreux sont ceux qui cherchent à se reposer pour un week-end, voire une semaine. Plus courtes, les vacances sont aussi plus fréquentes. Les différents formules proposées par Gîtes de France sont tout à fait adaptées à ces nouvelles attentes. Par exemple, les gîtes, auparavant louables une semaine au minimum, sont maintenant déclinés en midweek, week-end et week-end détentes (hors vacances scolaires).

 





En quelques sortes, vos structures ne sont pas réservées à des touristes étrangers ou venant de lointaines régions de France, elles peuvent tout à fait répondre à un besoin de tourisme local et régions proches.

 

Absolument. Ces hébergements sont une fenêtre vers  un patrimoine local et traditionnel, d’un point de vue culturel, gastronomique, environnemental… La France est riche de terroirs et paysages variés, et l’on ne connaît pas toujours ce qui nous est le plus proche ! L’accueil par des locaux est une source inestimable d’échange.

 

 


Quelles sont les caractéristiques qui « signent » les services de votre organisme ?

Certains critères sont indispensables pour être adhérent, tels que : la qualité de l’accueil, la propreté des lieux, la dimension des pièces etc. Les Gîtes de France ont établi un système de classification en épis pour faciliter la lecture du parc d’hébergement de la marque. Le confort varie de 1 à 5 épis, et il existe pour les hébergements « exceptionnels » une désignation « charme ». Chacun, en fonction de ses attentes, saura donc dans quelle catégorie chercher.

Le réseau, pour être au plus près des propriétaires comme des utilisateurs, s’est organisé autour de relais départementaux. Accueil, conseils aux porteurs de projets, visites de touristes et propriétaires, la disponibilité du personnel est très importante.

 




Comment faire pour prendre contact, réserver un gîte par exemple ? Doit-on passer par internet ou peut-on se présenter directement dans les relais départementaux ?

 

Il existe plusieurs moyens de réserver, et internet est un intermédiaire de plus en plus sollicité. Il est maintenant possible de réserver en passant par le site de la Fédération Nationale des Gîtes de France, par les sites des relais départementaux voir régionaux ou par les sites internet des centrales de réservation. Mais il est bien sûr tout à fait possible de venir sur place, dans un relais ! Toutes les formes de réservations sont possibles : par téléphone, fax, email, courrier. Il est enfin possible de contacter les propriétaires directement, qui renverront éventuellement vers la centrale de réservation.

 



Les prix varient-ils suivant les régions ?

 

Il existe des fourchettes de prix selon les épis, les services proposés, la situation géographique de l’hébergement.  Les prix varient donc au sein même des régions.




 
Vous proposez des formations, via le Pole de Formation du Tourisme Rural, de quel type de formation s’agit –il ?

 

Tout a commencé grâce au Conseil Régional parce que le tourisme fait partie de leurs grandes priorités. Ayant estimé que la qualité de prestation de services fourni par les acteurs du tourisme était primordial dans l’accueil des touristes, il fut décidé un plan de formation au niveau régional, « Destination Centre ». Le Pôle de Formation au Tourisme Rural, au sein de l’Union Régionale des Fîtes de France Centre, est devenu prestataire de service pour la FROTSI (Fédération Régionale des Offices des Tourisme et Syndicats d’Initiatives). Nous proposons quatre formations :

-          Connaître et valoriser le patrimoine local de son terroir

-          Intégrer la dimension environnementale dans les hébergements touristiques

-          Apprendre à mieux valoriser l’environnement extérieur de sa structure d’accueil

-          Labellisation d’un hébergement touristique en milieu rural : un gage de qualité

Ces stages sont gratuits puisque pris en charge par la Région et ouverts à tous (adhérents ou porteur de projet labellisés, Offices de Tourisme, hôteliers…




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Mercredi 1 juillet 2009


Visiteurs, promeneurs, touristes, professionnels :

Bien visiter,  bien séjourner en Région Centre
Le site de L’Art de vivre en région Centre



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Mercredi 10 juin 2009

Un petit coin sympa : des recettes, des astuces de jardin, mais aussi des ballades, des broderies, des aquarelles ...  De bons moments, entre amis

Lien vers le Jardinoux




Une belle visite, un merveilleux souvenir avec Dany et Eric, au parc floral d'Orléans


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Samedi 19 juillet 2008

Mon arrivée à la cuisine ne s’est pas faite sans détours et n’a pas été une évidence : je m’y suis mise sur le tard, comme on dit !!

Après un cursus scolaire classique, j’ai suivi des études d’Histoire et d’Histoire de l’Art me destinant à la profession de médiateur culturel. J’ai dans un premier temps, exercé le métier de guide interprète national dans de hauts lieux historiques (cité de Carcassonne, château de Chambord…) : j’ai vu du pays, et vécu de belles rencontres tant professionnelles qu’humaines.

Par la suite, j’ai eu l’opportunité de revenir à Orléans (le bercail !), en étant embauchée au Château de Sully sur Loire où pendant 5 ans j’ai été en charge du développement culturel et touristique. J’ai aimé ; beaucoup même… Ce métier m’a enrichie mais au bout de quelques années, je me suis rendue compte que je n’avais plus rien a apporter.

Faut il être honnête jusqu’au bout ? J’avoue que j’avais sans doute perdue la foi, cette petite flamme qui permet de surmonter le quotidien, la passion nécessaire à ce métier également contraignant.

Il me fallait trouver un nouveau domaine où je puisse m’épanouir, grandir, me surprendre…

Petit à petit, une idée s’est imposée : la cuisine. Il ne s’agit pas là d’un rêve d’enfant mais plutôt d’un désir d’adulte car je m’y suis intéressée tardivement. D’abord par nécessité, dans ma vie d’étudiante indépendante, loin de la cuisine familiale : « se nourrir pour ne pas mourir » (attention au lapsus !). Puis ensuite, dans une vie de couple, par une approche plus globale via les arts de la table et le plaisir de recevoir.

Le plaisir. Le plaisir de faire plaisir, voila la clé qui m’amène là aujourd’hui. L’idée d’en faire mon métier arrive, germe doucement, mais les doutes aussi, d’autant plus que je souffre depuis l’enfance de phobies alimentaires (peur panique et dégoût du poisson et des fruits de mer !). Je décide néanmoins d’affronter mes angoisses et de prendre sur moi : ça n’a pas été simple, mais je me suis découvert une grande ténacité, une force insoupçonnée.



Ce métier me plait, m’étonne : j’y vois quelque chose de «sacré » en étant un maillon vivant de cette civilisation qui a fait de ce besoin fondamental et primitif un outil culturel, artistique. C’est pour moi un moyen d’expression dans le partage, le don (de soi), la confiance (faire confiance, se faire confiance) en ayant l’humilité de recevoir. C’est pourquoi, je souhaite m’orienter dans la cuisine gastronomique, haut de gamme.

J’ai toutefois une grande lucidité sur les contraintes, les « sacrifices » et les renoncements qui m’attendent : je suis fille d’hôtelière !

Je m’apprête maintenant à voler de mes propres ailes, une nouvelle aventure s’annonce…

A partir du 9 juillet prochain : CDI, commis de cuisine.

Restaurant gastronomique *** GEORGES BLANC - Vonnas


http://www.georgesblanc.com/fr/navigation.htm 

A Gilles MERLE. « Chef, merci pour votre confiance. Merci de me l’avoir transmise »


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Jeudi 8 mai 2008

Avec ce soleil, enfin, printanier, nous avons pris quelques jours de « vacances » et avons couru vers le nord. Etrange destination pourrait – on dire. Mais ce serait ne pas tenir compte de notre goût pour les saveurs de ces contrées, ni de notre connaissance du « cru », ni de notre amitié pour certains de leurs « jardiniers ». Libres de quelques jours, nous voici donc partis pour le pays des tulipes, l’autre pays du fromage, celui des coffe - shop, mais plus encore le pays des jardins.

Car ce qui frappe le plus en Hollande dès cette saison c’est la non compartimentation des claies. Les jardins des hommes se trouvent ouverts aux plantes des champs et des bois, ce qui donne à la ville une âme sauvage et odorante. Ainsi est Wageningen, petite bourgade de l’Est des Pays Bas dont l’emblème est une roue tournant sur les saisons de l’année.

Ici chaque trottoir, chaque pan de terre libre, laisse fleurir les Chélidoines et autres Pâquerettes. Quel bonheur de croiser aux détours d’un mur, les Myosotis sauvages mêlés aux Roses en promesse. L’effet est saisissant et on a l’impression, à ce promener dans la ville, de se promener dans un immense jardin. La nature ne semble jamais très loin.

 

 



C’est sans aucun doute ce qui sauve cette contrée des affres contemporaines, une petite terre pour beaucoup de gens aurait pu dériver vers une asphalte uniforme, passant tout sous un bulldozer. Mais voilà, du coup, les Hollandais ont vite compris la valeur et la préciosité de la nature et ils ont sagement su acclimater leurs véhicules au respect de cet environnement, qui fragile, mérite alors toute notre attention et notre respect. La Hollande est certes le royaume des vélos. Quel bonheur que ce silence au gout de vent, passant entre les chemins ravinés ou poussent et s’entremêlent les fleurs des hommes et les plantes des Dieux.

Voilà ce qui fut notre découverte, alors que nous y allions visiter un jardinier. C’est ainsi qu’il se présente, non pas agriculteur, mais jardinier, parce qu’il ne harcèle pas la terre de socs, parce qu’il n’intensifie pas ses cultures, mais les honore afin qu’elles donnent, confiantes, leurs plus beaux fruits.

 


Quel instant magique que ce début de printemps où les jeux de couleurs et d’ombres sont autant de toiles impressionnistes, les senteurs se révèlent et sourdent doucement. La promesse est une aube, le jour un enchantement. Le temps nous offrit sa candeur et son miel odorant. Alanguis sous les ombres pommées, nous avons fait la ronde du soleil qui se lève. Légumes à foison, déjà, quiche de légumes, fromages raffinés, cuits, pains frais. Nous avons ramené quelques recettes à partager, quelques photos ensorcelées et que des souvenirs qui chantent.


Esther et Taco Ijzerman, jardiniers bio  à Wageningen, ouvrent, l’été, leur jardin  à la visite, proposent des ateliers et si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à y aller de notre part. L’endroit est très plaisant, il s’agit d’un ancien jardin royal, avec ses murets et ses portes. Les grands arbres s’y balancent alentour et offrent leurs ombres douces tout au milieu des jours.

 

Ce magnifique jardin est agencé en une roue centrale, embordée de vergers.

Esther, Taco et leurs comparses vous feront visiter, en un parfait français, ce qui ne gâte rien. Vous pourrez repartir les bras chargés de joie et des paniers replis de légumes et de fruits.

 


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