Samedi 19 juillet 2008

Mon arrivée à la cuisine ne s’est pas faite sans détours et n’a pas été une évidence : je m’y suis mise sur le tard, comme on dit !!

Après un cursus scolaire classique, j’ai suivi des études d’Histoire et d’Histoire de l’Art me destinant à la profession de médiateur culturel. J’ai dans un premier temps, exercé le métier de guide interprète national dans de hauts lieux historiques (cité de Carcassonne, château de Chambord…) : j’ai vu du pays, et vécu de belles rencontres tant professionnelles qu’humaines.

Par la suite, j’ai eu l’opportunité de revenir à Orléans (le bercail !), en étant embauchée au Château de Sully sur Loire où pendant 5 ans j’ai été en charge du développement culturel et touristique. J’ai aimé ; beaucoup même… Ce métier m’a enrichie mais au bout de quelques années, je me suis rendue compte que je n’avais plus rien a apporter.

Faut il être honnête jusqu’au bout ? J’avoue que j’avais sans doute perdue la foi, cette petite flamme qui permet de surmonter le quotidien, la passion nécessaire à ce métier également contraignant.

Il me fallait trouver un nouveau domaine où je puisse m’épanouir, grandir, me surprendre…

Petit à petit, une idée s’est imposée : la cuisine. Il ne s’agit pas là d’un rêve d’enfant mais plutôt d’un désir d’adulte car je m’y suis intéressée tardivement. D’abord par nécessité, dans ma vie d’étudiante indépendante, loin de la cuisine familiale : « se nourrir pour ne pas mourir » (attention au lapsus !). Puis ensuite, dans une vie de couple, par une approche plus globale via les arts de la table et le plaisir de recevoir.

Le plaisir. Le plaisir de faire plaisir, voila la clé qui m’amène là aujourd’hui. L’idée d’en faire mon métier arrive, germe doucement, mais les doutes aussi, d’autant plus que je souffre depuis l’enfance de phobies alimentaires (peur panique et dégoût du poisson et des fruits de mer !). Je décide néanmoins d’affronter mes angoisses et de prendre sur moi : ça n’a pas été simple, mais je me suis découvert une grande ténacité, une force insoupçonnée.



Ce métier me plait, m’étonne : j’y vois quelque chose de «sacré » en étant un maillon vivant de cette civilisation qui a fait de ce besoin fondamental et primitif un outil culturel, artistique. C’est pour moi un moyen d’expression dans le partage, le don (de soi), la confiance (faire confiance, se faire confiance) en ayant l’humilité de recevoir. C’est pourquoi, je souhaite m’orienter dans la cuisine gastronomique, haut de gamme.

J’ai toutefois une grande lucidité sur les contraintes, les « sacrifices » et les renoncements qui m’attendent : je suis fille d’hôtelière !

Je m’apprête maintenant à voler de mes propres ailes, une nouvelle aventure s’annonce…

A partir du 9 juillet prochain : CDI, commis de cuisine.

Restaurant gastronomique *** GEORGES BLANC - Vonnas


http://www.georgesblanc.com/fr/navigation.htm 

A Gilles MERLE. « Chef, merci pour votre confiance. Merci de me l’avoir transmise »


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